C'est en septembre 2004 que ma copine et moi sommes arrêtés par hasard à cet hôpital. Faisant le tour de l'édifice, nous avons découvert une entrée non-barricadée et nous nous sommes risqués à y entrer.
Le rez-de-chaussée est encombré de fil tombant du plafond alors que le sol était couvert d'eau, de verre cassé et d'une panoplie de planche et de clou. Bref, les éléments idéaux pour se blesser dans la noirceur totale. En fait, presque total puisque nous avions pour unique éclairage le flash de mon appareil (nous n'avions pas prévu cet arrêt). Nous avons donc opté pour les étages supérieurs puisque les fenêtres n'étaient pas barricadées.
Premier constat: le mobilier est encore là, rideaux inclus. C'est comme si ses occupants avaient fui en vitesse, laissant tout derrière eux. En fait, puisque l'hôpital était contaminé à la tuberculose (maladie infectieuse et contagieuse, commune à l'homme et aux animaux, dus au bacille de Koch et touchant principalement les poumons - Petit Larousse Illustré 2004), ses dirigeants ont probablement décidé de laisser le mobilier derrière plutôt que de payer sa décontamination.
Deuxième constat: nous ne sommes pas les premiers à visiter les lieux. Les cannettes de Coke et les graffitis en sont la preuve. Par contre, je présume qu'ils n'ont pas été si nombreux que ça, car les lieux sont relativement intacts, mis à part quelques meubles, civières et autres chaises balancés dans la cage d'ascenseur.
Finalement, au bout d'une vingtaine de minutes à visiter l'étage, nous décidons de rebrousser chemin compte tenu de notre manque d'équipements (lire lampe de poche) pour la suite de l'exploration. Nous n'avons donc pas vu la morgue (plusieurs nous l'ont demandé) pas plus que le hall d'entrée que j'ai vus pour la première fois via les photos d'un autre photographe (mieux préparé).
À cause de sa contamination, l'édifice a été complètement rasé en décembre 2005 et n'est plus aujourd'hui qu'un vaste terrain vague.