Petites bêtes et autres bébittes

Le petit monde du jardin

À la découverte des insectes et autres petites bêtes

L'avantage d'avoir une piscine hors terre à l'abandon (disons qu'à notre défense, nous avons percé la toile et décidé de ne pas la remplacer cet été étant donné que la pluie s'est chargée de nous faire comprendre qu'il valait mieux investir ailleurs), c'est qu'en l'absence de baigneur, d'autres prennent la relève.

C'est ainsi que durant tout l'été, de gentilles mamans crapauds y sont venues élever une véritable marmaille de têtards. Ils étaient plus d'une centaine, et ce, de différents groupes d'âge. Un véritable aquarium à ciel ouvert, vous dis-je. D'abord étonné (aucun lifeguard à des kilomètres à la ronde), je me suis quand même posé la question qui tue: « Comment diable vont-ils sortir de là quand ils seront arrivés à maturité? » Il faut quand savoir qu'il n'y avait que deux pieds d'eau (60cm) alors que le rebord se trouve à près de 3 pieds plus haut (90cm). Ça représente quand même un sacré saut pour un petit crapeaud qui ne fait pas plus de 10cm de long... Même en prenant des stéroïdes...

J'ai donc eu ma réponse quelque part en juillet. Et bien voilà, pour ceux qui l'ignoraient, un crapaud, ça grimpe. Si si, malgré le rebord glissant (voire visqueux), ça réussit à sortir de la piscine et à aller répendre la bonne nouvelle dans la région.

Les deux premières photos de la série sont donc issues de cette séance photo avec quelques têtards pêchés à même la piscine. Toujours sur le terrain, j'y ai croisé une mante religieuse (qui ne goûtait pas la menthe), un vieux crapaud qui se faisait griller au soleil (en regardant les tracteurs passer), une sauterelle qui m'attendait pour une session photo (et qui n'a jamais bougé entre le moment que je l'ai vu en sortant de la voiture et celui où je suis revenu avec le bon objectif) et ainsi de suite.

Je suis même tombé par un petit matin de mai sur un nid d'araignée jaune et noire perdu dans les herbes longues dans le fond du terrain. Charmantes bestioles, si on tient compte du fait qu'elles ont tissé leurs toiles durant tout l'été (à la hauteur de visage quand on se promène, cela va sans dire)...

Voilà.